Pérou : visiter Arequipa et faire le trek de 3 jours dans le canyon de Colca

Il est l’heure pour nous de quitter Cuzco et sa superbe région pour une autre très belle ville du Pérou : Arequipa.

Après 10h de bus de nuit, nous arrivons à Arequipa vers 7h du matin. Nous n’y restons que deux jours car nous souhaitons faire un trek de 3 jours dans le canyon de Colca. Au programme donc, un peu de ville mais surtout beaucoup de nature.

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Où dormir à Arequipa ?

Nous avons passé au total 3 nuits à Arequipa. Les deux premières nuits à la Casa de Sillar où nous avons payé 31€ pour une chambre double, spacieuse et confortable avec salle de bain privée et petit-déjeuner. De plus, le cadre de l’hôtel est vraiment super agréable.

Nous sommes revenus une nuit sur Arequipa après notre trek dans le canyon et nous avons séjourné au Home Sweet Home (juste à côté de notre premier hôtel). Comme nous savions que nous allions rentrer tard et que c’était juste pour dormir nous avons pris cet hostel à 11€ la nuit. C’était franchement une agréable surprise ! En effet nous avons eu une grande chambre double, avec salle de bain (et eau chaude), et un très bon petit-déjeuner pour le prix.

Se balader dans la ville jusqu’au mirador

Arequipa est aussi appelée la « ville blanche » et vous n’aurez pas de mal à comprendre pourquoi. C’est vrai qu’il s’agit d’une très jolie ville où il est agréable de se perdre dans les petites rues !

Il faut évidemment visiter le centre-ville et la plaza mayor – très jolie de jour comme de nuit. Je vous conseille également de monter à pied jusqu’au mirador de Yanahuara pour apprécier une jolie vue sur la ville.

N’hésitez pas à goûter au « queso helado » une spécialité locale – pas de panique, ce n’est pas une glace au fromage comme son nom l’indique. C’est une glace au lait avec un peu de cannelle et c’est très rafraîchissant.

Visiter le monastère de Santa Catalina

De loin ma visite coup de cœur à Arequipa ! Il s’agit d’un immense monastère classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et situé en plein milieu de la ville. La visite coûte 40 soles/personnes mais à mon sens, cela les vaut largement. Il est possible de prendre un guide en supplément si cela vous intéresse.

Ce que j’ai adoré dans cette visite c’est l’architecture globale du monastère, son calme et ses couleurs vives. Par moment j’avais carrément l’impression d’être au Maroc !

C’est un endroit superbe dans lequel vous pouvez flâner, admirer, prendre des photos ou vous prélasser au soleil sur un banc. Il y a également un café à l’intérieur où les limonades sont très bonnes.

Faire un trek de 3 jours dans le canyon de Colca

Arequipa est également connue comme le point de départ pour se rendre au célèbre canyon de Colca.

Pour s’y rendre, vous pouvez passer par une agence. Cependant, quand je vois les prix qu’elles pratiquent, VS la facilité pour le faire seul(e), je vous conseille fortement de le faire par vos propres moyens.

Il y a plusieurs façons de faire le trek. Vous pouvez le faire en 1, 2, 3, 4 jours ou plus. Il est également possible de le démarrer par différents endroits. Pour ma part, je pense qu’il faut passer au minimum 2 jours (même si je pense que 3/4 jours est l’idéal) dans le canyon. Sinon, vous risquez de ne pas voir grand-chose et surtout de devoir le faire en speedant.

De notre côté, nous avons opté pour l’itinéraire suivant :

Première étape : Arequipa – Cabanaconde

Tout d’abord, pour effectuer ce trek, il est préférable de laisser vos sacs dans une auberge à Arequipa. En effet, il est inutile de s’encombrer et de trop se charger, mieux vaut privilégier un petit sac à dos avec l’essentiel.

Pour cette première étape, on se rend au terminal terrestre d’Arequipa vers 10h et on réserve une place via la compagnie Reyna dans le bus qui part à 11h pour Cabanaconde. Le bus coûte 17 soles/personne.

Bon à savoir : n’hésitez pas à venir au moins une heure avant le départ du bus pour être sûr d’avoir des places.

On demande des places du côté droit du bus pour avoir la vue sur le canyon pendant le trajet. En parlant du trajet, honnêtement c’était LONG ! Il faut compter 4h pour relier Chivay, et plus ou moins 6h pour arriver à Cabanaconde.

On arrive (enfin) à Cabanaconde sur les coups de 17h et on file directement à notre hôtel pour la nuit : l’Arum Qurpawasi. Pour 16€ la nuit, nous avons une grande chambre double, avec salle de bain privée avec eau chaude, un bon wi-fi et un petit-déjeuner copieux.

Deuxième étape : Cabanaconde – Llahuar Lodge

  • Chiffres :
    • 13 KM
    • Dénivelé total : 1145m
    • Dénivelé positif : 496m

PS : ce sont des chiffres approximatifs. En effet, que ce soit mon GPS, les infos sur internet ou les dépliants que l’on nous a donné, aucun chiffre n’était les mêmes.

C’est là que commencent les choses sérieuses ! Nous partons pour notre premier jour de trek aux alentours de 10h, c’est déjà un peu tard car le soleil tape fort. Si vous en avez la possibilité, je vous conseille de partir plus tôt.

On démarre à peine que l’on rencontre Loïc et Sarah, un couple de Belges adorables avec qui on décide de faire la route.

Bon à savoir : il y a un droit d’entrée à payer pour visiter le canyon. Ce dernier s’élève à 70 soles/personne et est valable 1 semaine. Nous l’avons payé directement à une personne qui contrôlait les tickets tout de suite après Cabanaconde, sur le chemin vers Llahuar.

Pour cette étape, c’est surtout de la descente. Beaucoup, beaucoup de descente. Ce n’est pas spécialement difficile physiquement, mais ça glisse énormément. On est donc obligé de forcer sur les cuisses et les mollets, et au bout de 4h ça commence à piquer un peu !

Néanmoins, le paysage est superbe, et on passe un très bon moment avec nos nouveaux amis.

Les deux derniers kilomètres remontent (enfin) et on atteint finalement notre hôtel pour la nuit : Llahuar lodge. Cet hôtel est connu pour ses sources d’eaux chaudes très agréables après une bonne journée de trek. On y passera d’ailleurs un bon moment à se détendre.

Au niveau des logements on est sur des petites cabanes toutes mignonnes (sans électricité) dans lesquelles on a étonnamment bien dormi.

Nous avons payé 18€ la nuit pour la petite cabane, l’accès aux sources chaudes ainsi que le petit déjeuner. On ajoute à cela 18 soles/personnes pour le dîner (sans soupe).

Troisième étape : Llahuar Lodge – Oasis de Sangalle

  • Chiffres :
    • 15KM
    • Dénivelé total : 1400m
    • Dénivelé positif 700m

Histoire d’éviter le cagnard dès le départ, nous partons dès 8h30 pour cette nouvelle étape. Ce qui s’avère être une bonne idée dans la mesure où les deux premières heures ne sont que de la montée ! J’avoue que ce n’est pas évident au réveil et juste après le petit-déj mais on a au moins la chance de monter à l’ombre.

Sur la route on se tape un petit coup de flippe parce qu’une abeille noire avec un dard énorme ne me lâche pas. Je suis un peu à bout et n’arrive pas à m’en défaire (elle est flippante). Bref, je suis ravie !

Une fois la frayeur passée, on rejoint la route qui continue de monter mais de façon bien plus soft jusqu’au point le plus haut : le mirador d’Apacheta.

On y fait une petite pause pour admirer la vue, reprendre des forces avec un petit snack et surtout, boire beaucoup d’eau !

On reprend vite la route jusqu’au moment fatidique où pour atteindre l’oasis, on réalise qu’il faut redescendre tout ce que l’on a monté jusque-là. Sur le moment, ça semble plutôt simple ! En vérité c’est assez compliqué car la descente est super raide et glissante. Finalement ça s’avère dix fois plus long de descendre que de monter. Cela me semble également dix fois plus fatiguant. Je sens que je force vraiment sur les jambes, et malgré un paysage juste magnifique, je n’ai qu’une hâte : arriver au bout.

C’est sans compter sur le fait que les derniers mètres remontent bien comme il faut ! J’ai les jambes qui flageolent mais on ne lâche rien jusqu’au bout.

On arrive sur les coups de 12h30. Il nous aura fallu 4h pour boucler cette étape qui fut sur la fin un beau challenge. Néanmoins, une fois arrivé à notre hôtel l’épreuve est vite oubliée lorsque j’aperçois la superbe piscine !

Nous avons dormi à l’Oasis Paraiso Ecolodge qui a vraiment été une belle surprise. Pour 19€ la nuit, nous avons eu un lodge spacieux avec salle de bain privée et eau chaude (incroyable). Le petit-déjeuner est également compris dans le tarif, et l’hôtel dispose d’un bon Wi-Fi (pour l’endroit).

On y passe également une agréable soirée autour d’un bon dîner accompagné d’une bonne bière.

Dernière étape : Oasis de Sangalle – Cabanaconde

  • Chiffres :
    • 5,8KM
    • Dénivelé positif : 1100m

L’étape la plus redoutée ! Pourquoi ? Il n’y a qu’à regarder les chiffres !! 1100 mètres de dénivelé positif, ça fait quand même un peu flipper. D’autant plus que la veille, en descendant vers l’oasis on pouvait apercevoir le chemin de la remontée qui nous attendait le lendemain… Bah je peux vous dire que ce n’était pas rassurant !

On se lève hyper tôt pour prendre le petit-déjeuner à 5h et commencer à monter à 6h. On veut vraiment éviter le soleil, et de plus, on a un bus retour pour Arequipa à 11h à Cabanaconde. Sachant qu’on nous avait dit de prévoir 4h pour cette étape.

Bon à savoir : n’oubliez pas d’emporter une lampe frontale si vous comptez entreprendre la montée avant 6h du matin.

Une fois le ventre plein, on se lance, non sans stresse pour ma part mais quand il faut y aller… faut y aller !

Après 30 minutes de montée, on se rend compte qu’on a déjà fait le quart du chemin. Je suis hyper surprise car je me sens étonnamment bien. On monte à un très bon rythme et je me sens hyper à l’aise.

On fait un petit stop snack/bouteille d’eau à la moitié et on repart de plus belle. La deuxième partie me semble plus difficile car il y a beaucoup d’escaliers en pierres, et que les marches sont inégales et parfois beaucoup trop grandes pour moi #grandécart.

Je fatigue un peu plus mais on ne lâche rien et on continue ! On voit plusieurs personnes monter à cheval. J’ai honnêtement de la peine pour ces pauvres animaux qui se tapent une montée super raide et glissante avec en plus des touristes sur le dos (et leurs sacs).

Aux 3/4 de l’étape, je commence à sentir la fatigue mais chaque virage de plus me rapproche du bout. Je passe en mode « warrior » et j’accélère parce que j’ai vraiment envie de boucler cette étape et ce trek. Je ne sais pas si c’est l’adrénaline ou l’excitation de terminer mais je redouble d’efforts. Résultat : on boucle cette étape en moins de 2h30 ! Je suis franchement trop trop fière de nous. Nuls doutes que les randonnées et treks précédents ont améliorés notre condition physique. J’ai l’impression d’avoir accompli quelque chose de super et c’est hyper valorisant.

En plus, à notre arrivée à Cabanaconde, il y a une petite fête locale avec fanfare et costumes traditionnels : que demander de plus !

Il ne nous reste plus qu’à attendre 11h pour prendre note bus retour à Arequipa. Une fois dans le bus c’est la grosse sieste pour se remettre de nos efforts. On repart super contents de nous et on a déjà hâte du prochain.

Pérou : Dormir la tête dans les étoiles à Skylodge Adventure Suites

Bien avant que l’on parte pour notre trip en Amérique du Sud, j’avais repéré sur une vidéo un concept d’hôtel qui me semblait vraiment exceptionnel au Pérou. Il s’agit de Skylodge Adventure Suites – un concept unique au monde de lodges suspendus à une paroi rocheuse en pleine vallée sacrée des Incas.

Après avoir un peu hésité à cause du prix, j’ai finalement craqué le 1er janvier (lendemain de nouvel an bonjour #YOLO) et réservé une nuit pour nous deux des mois à l’avance.

Cette expérience a été tellement incroyable pour moi qu’il était impossible de ne pas en faire un article dédié pour tout vous raconter !

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L’arrivée sur le site

Le rendez-vous est fixé avec l’agence qui vient nous récupérer en minivan pour 14h à notre hôtel de Cuzco. Honnêtement, je suis surexcitée. Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre, en même temps, j’ai tellement hâte de découvrir notre programme !

On arrive sur le site aux alentours de 15h30 avec deux autres couples qui seront nos compagnons d’aventure. Très vite, il est l’heure de s’équiper : harnais, casques, gants, mousquetons, poulies et nous voilà avec le total look de grimpeurs.

On reçoit les consignes de sécurité qui sont très claires et très bien expliquées et on forme ensuite deux groupes : ceux qui montent en via ferrata, et ceux qui montent en empruntant le chemin de randonnée.

C’est là que le plus dur commence ! J’avais déjà fait de la via ferrata une fois, mais c’était plutôt le truc tranquille quoi. En arrivant devant la paroi, nos instructeurs descendent une échelle en ferraille qui débouche sur des prises qui montent à la verticale à n’en plus finir. J’avoue qu’à ce moment-là je me demande un peu si je n’ai pas fait une connerie !

La montée en via ferrata

Après une microseconde d’hésitation c’est le moment ! Pas le temps de réfléchir, on agrippe l’échelle, puis les prises et c’est parti. Honnêtement le parcours est vraiment raide, c’est franchement impressionnant et je me demande si c’est de la via ferrata ou de l’escalade. D’autant plus que n’étant pas très grande m’voyez, je suis parfois obligée de faire le grand-écart entre les prises. Je me retrouve donc à forcer sur les bras (à ne surtout pas faire) et donc à me fatiguer plus vite. Enfin, quoi qu’il en soit je tiens le coup ! Je gère même plutôt pas mal ce petit passage vertigineux.

Puis à la moitié environ, j’ai un petit coup de panique en voyant la paroi qui me semble de plus en plus raide et les prises qui n’en finissent pas de grimper. Je me demande vraiment ce que je fous-là, pourquoi je m’impose ça. Oui, car il faut savoir qu’il y a encore quelques années j’avais un vertige maladif. J’ai fait d’immenses efforts pour le vaincre, et aujourd’hui ça va beaucoup mieux. Pour autant, je ne me considère pas encore complètement guérie. Enfin je m’égare, je me mets un petit coup de pied aux fesses et me reconcentre sur mon objectif : l’arrivée.

Je repars de plus belle, en faisant bien attention de pousser sur les jambes cette fois (mes pauvres petits bras). On monte à un très bon rythme et, victoire, on aperçoit enfin les lodges ! Il nous aura fallu entre une heure et une heure et quart pour les atteindre. Je suis heureuse et fière comme vous ne pouvez pas l’imaginer. C’était hyper physique et hyper challengeant psychologiquement mais je me suis dépassée comme jamais et la sensation de bien-être est totale.

La découverte de notre lodge

Avant de découvrir notre lodge, on arrive par la plateforme dans laquelle on prendra le dîner et le petit-déjeuner le lendemain. On a vraiment l’impression d’être dans une installation spatiale, c’est assez rigolo.

Après quelques explications supplémentaires de nos instructeurs, on raccroche nos mousquetons pour un dernier effort en vue de rejoindre notre lodge. Evidemment, on écope du lodge le plus haut ! Ce qui en soi est chouette mais me force à monter encore alors que je suis sincèrement rincée.

Enfin, il est là notre petit nid pour la nuit. C’est juste dingue quand on repense aux efforts fournis pour arriver jusque-là. Par ailleurs le jeu en valait totalement la chandelle puisque le lodge est juste TOPISSIME ! Des fenêtres panoramiques de partout pour observer la vallée, le coucher et le lever de soleil. Un thermos d’eau chaude avec plein de thés pour se remettre de nos émotions. Enfin, un petit coin toilettes sèches (avec une vue de fou) tout bien aménagé.

Vous ne pouvez pas imaginer à ce moment-là, à quel point je me sens chanceuse de vivre ça. En même temps, je me sens toute bizarre de me dire que je vais dormir si haut, dans un lodge accroché à la montagne. La sensation est juste dingue.

Notre instructeur nous explique que l’on a mis moins de temps que prévu à monter (trop fiers) et qu’on a une heure devant nous pour profiter de la cabine avant de repartir sur la première plateforme pour le dîner.

Un dîner gourmet au-dessus de la vallée des Incas

Il est 7 heures, l’heure d’aller dîner ! On remet tout notre équipement et on file retrouver nos instructeurs et les autres couples sur la première plateforme.

Comme je le disais plus haut, le dîner est inclus dans le prix, et franchement, c’est de loin le meilleur repas que l’on ait fait au Pérou. De la soupe, en passant par la salade, le plat principal et le dessert : tout était excellent ! En plus, on a chacun le droit à une petite bouteille de vin (pendant le repas et pour le retour au lodge également), le kiff est assuré.

Les deux couples qui dînent avec nous sont juste adorables. Deux américains et deux anglais avec qui on passe la soirée à rigoler. On échange un peu sur nos expériences et le couple d’américains nous explique que la randonnée n’était pas non plus de tout repos et qu’elle comprend également certains passages en via ferrata.

Après s’être bien marré c’est l’heure de retourner dans nos lodges respectives pour profiter de la nuit.

Notre nuit dans le lodge

La rigolade sera de courte durée pour moi car il faut regagner le lodge en pleine nuit à la frontale. Autant vous dire que c’est déjà impressionnant de jour mais alors là en pleine nuit, j’avoue, je flippe total. De plus comme on a le lodge le plus haut on est les seuls à devoir monter de nuit. Il n’y en a que pour 5/10min mais ça suffit pour que je flippe bien comme il faut.

Une fois arrivée dans le lodge je peux enfin redescendre de mes émotions et profiter ! Je peux vous dire que je n’avais jamais vu une nuit étoilée comme celle-ci. Le spectacle est magnifique, on a la tête dans un million d’étoiles, et on voit même clairement la voie lactée.

On passe la nuit à parler de tout et de rien en regardant les étoiles et en chassant les étoiles filantes : c’est juste magique.

Malheureusement je n’ai pas de photos à vous montrer car cela ne donnait rien, mais vous pouvez laisser libre court à votre imagination.

On met le réveil tôt le lendemain pour profiter du lever du soleil sur la vallée, et on s’endort en tête à tête avec la voie lactée.

Réveil et petit déjeuner

On se lève donc aux aurores pour voir la lumière s’engouffrer petit à petit dans la vallée. Concrètement parlant le soleil se lève de l’autre côté de la montagne, mais cela n’empêche pas de voir le joli défilé de couleurs du ciel.

Puis à 7h c’est l’heure de retourner sur la plateforme pour prendre le petit-déjeuner. Encore une fois : meilleur petit-déjeuner que l’on ait eu jusque-là ! D’excellents fruits frais, des œufs, du jambon, un trop bon pain bref, je suis aux anges.

Après avoir profité du petit-déjeuner on retourne dans la cabine jusqu’à 9h, heure à laquelle il est prévu d’entamer la descente.

La descente en zipline

Pour une fois on a de la chance ! Et oui, pour pouvoir redescendre il faut d’abord monter (oui sinon c’est pas drôle). Or il se trouve que le chemin pour monter se trouve juste au-dessus de notre lodge (pas si mal d’avoir le lodge le plus haut finalement).

Une fois le groupe au complet on repart donc sur la paroi et on grimpe à peine une dizaine de minutes. S’en suit un parcours plutôt simple et plat où il faut juste suivre un câble qui mène à la première zipline.

Cette dernière est plutôt impressionnante ! On passe près des rochers au démarrage et elle est vraiment longue : sensations fortes assurées. Lorsque vient mon tour j’ai super hâte de me lancer car contrairement à la via ferrata je me sens super à l’aise sur les tyroliennes.

Il y a au total 6 tyroliennes pour redescendre. Elles sont plus ou moins longues, plus ou moins rapides mais globalement c’est assez simple et même plutôt amusant.

Nous mettrons au total une bonne heure pour regagner la terre ferme et venir à bout des 6 tyroliennes. La « terre ferme » – cette expression prend tout son sens après avoir passé une nuit suspendue à la montagne.

Prix et autres infos pratiques

Venons-en au sujet qui fâche : le prix. Pour une telle expérience il faut compter 400€/personne. Pour ce prix est inclus :

  • L’aller/retour depuis votre hôtel
  • Le matériel pour grimper
  • Deux instructeurs pros à disposition pour aider à tout moment
  • Le dîner gourmet
  • Le petit-déjeuner
  • La descente en zipline

OUI c’est cher ! Maintenant est-ce que ça les vaut ? Pour ma part c’est un grand OUI. C’est une expérience que l’on ne vit qu’une seule fois dans sa vie, vraiment. C’est aussi une expérience qui peut-être « dangeureuse » si vous n’êtes pas à l’aise, on en conditions pour le faire. D’où le fait qu’il y ait d’office deux professionnels à disposition des clients 24h/24.

Concernant les autres infos pratiques, sachez qu’il y a trois lodges qui peuvent accueillir chacun jusqu’à 4 personnes. Aussi, le prix est le même par personne, que vous soyez 1, 2, 3 ou 4.

Comme je l’expliquais plus haut, renseignez-vous bien, car si vous n’êtes pas emballés par la via ferrata, il semblerait que la randonnée ne soit pas non plus de tout repos. Sachez qu’elle est aussi plus longue puisque vous devez faire un détour pour monter tout en haut. Tandis que la via ferrata monte directement tout droit vers les lodges (bien que ce soit du coup plus dur physiquement et surtout plus raide).

Concernant les réservations, je vous conseille de réserver directement via le site Natura Vive (l’agence qui gère les skylodges). En effet, j’ai constaté que les prix sur les autres plateformes (booking, AirBnB…) étaient plus élevés qu’en passant directement par le site. Enfin, j’avais pour ma part réservé 6 mois à l’avance. Je ne pense pas que ce soit nécessaire de réserver si tôt, mais c’était vraiment une expérience que je voulais faire donc pour ma part le plus tôt était le mieux.

Bilan de l’aventure

C’est sincèrement une expérience que je n’oublierais jamais. J’avais littéralement des étoiles plein les yeux. Pour être tout à fait honnête je n’avais jamais payé aussi cher pour une seule nuit. Pour autant, je ne regrette pas un seul instant car je trouve que ça les valait totalement.

Je me suis dépassée physiquement et psychologiquement pour monter. Une fois l’objectif atteint tout a été absolument parfait. Je conseille mille fois cette expérience parce qu’il n’y a qu’ici au monde que vous pourrez la vivre. En plus d’être un concept unique au monde, c’est également une expérience de vie unique.

Que faire à Cuzco : TOP 10 des visites et activités incontournables

Après 3 jours à Nazca, nous prenons un bus de nuit pour rejoindre la célèbre ville de Cuzco. Je pense qu’on oubliera jamais cette étape car c’est jusque-là notre pire trajet de bus tous pays confondus. En effet, 15h de virages en zigzag, le tout en passant de 500m à 3400m d’altitude d’un coup, c’est compliqué. Très compliqué !

Une fois le trajet derrière nous, nous sommes surexcités à l’idée de partir à la découverte de Cuzco et de sa région qui regorge de merveilles.

Sans plus attendre, voici donc mon top 10 des activités à faire à Cuzco.

Sommaire

  1. Se perdre dans les rues de Cuzco
  2. Découvrir le marché de Pisac
  3. Faire une excursion à la montagne arc-en-ciel
  4. Faire une excursion à la lagune Humantay
  5. Passer une nuit dans une cabine suspendue à la vallée sacrée
  6. L’incontournable Machu Picchu
  7. Visiter les salines de Maras
  8. Visiter le site archéologique de Moray
  9. Faire un tour de quad pour explorer les lagunes de Piuray et Huaypo
  10. Venir au moins de juin pour assister à Inti Raymi

1. Se perdre dans les rues de Cuzco

La première chose à faire en arrivant à Cuzco c’est simplement… De se laisser porter et de se perdre dans la ville. Les rues sont pleines de charme, de jolis bâtiments et de belles arcades : un plaisir pour les yeux.

Baladez-vous simplement au gré de vos envies, et n’hésitez pas à rentrer un peu partout, vous ne le regretterez pas ! C’est en flânant que l’on a découvert plein de petits marchés hyper sympas et plus authentiques que les plus gros marchés de la ville.

Je vous conseille néanmoins d’aller boire un bon jus de fruit frais au marché San Pedro – ils sont délicieux !

2. Découvrir le marché de Pisac

Pisac est un petit village à seulement 30 minutes de Cuzco. Son célèbre marché se tient le mardi, le jeudi et le dimanche – il a également lieu les autres jours mais dans une version plus « réduite ».

Pour s’y rendre c’est très simple, rendez-vous dans la Calle Puputi et prenez un collectivo qui vous emmènera directement sur place pour la modique somme de 4 soles/personne.

Bon à savoir : ne faites pas comme nous… ne vous faites pas avoir ! On s’est fait alpaguer par un mec au coin de la rue qui nous a indiqué être un collectivo et qui nous a pris 8 soles/personne. En fait, c’était juste un mec qui remplissait sa voiture de touristes. Si cela vous arrive, ne montez pas ! Continuez un peu plus loin dans la rue jusqu’à apercevoir une rangée de minivans : ce sont eux les vrais collectivo. Le mec avec qui nous sommes montés à l’aller était un gros taré de la route. Franchement, on n’a pas fait les malins, c’était vraiment dangeureux (pour rien) donc faites attention.

Le marché est vraiment chouette – attention tout de même à ce que vous achetez : traditionnel VS made in China. Il est parfois difficile de faire la différence. Soyez vigilants, et surtout n’oubliez pas de négocier les prix !

Si vous avez un peu de temps je vous recommande vivement de passer une nuit à Pisac. Nous avons séjourné au Bamboo Lodge Sacred Valley et c’était magique ! L’hôtel est excentré (il faut prendre un tuktuk pour une poignée de soles) mais le cadre est superbe et le restaurant de l’hôtel excellent. Une vraie nuit de détente !

Le lendemain profitez-en pour visiter les fameuses ruines de Pisac avant de repartir pour Cuzco. Il s’agit d’un célèbre site archéologique qui surplombe la ville.

3. Faire une excursion à la montagne arc-en-ciel

C’est THE excursion « à la mode » ces dernières années ! L’engouement pour la montagne arc-en-ciel est relativement récent car elle était encore recouverte de neige il y a quelques années, mais depuis le réchauffement climatique à fait son chemin…

C’est une chouette excursion à faire qu’absolument toutes les agences vous proposeront. Vous en avez pour tous les prix. Il faut savoir que chacune des agences proposent transports aller/retour, petit-déjeuner et déjeuner compris. Le prix de votre excursion va varier en fonction de deux choses : la qualité du transport et la qualité des repas.

De notre côté, étant en mode backpack nous avons pris l’une des excursions les moins chères soit 60 soles/personne (+10 soles/personne de droit d’entrée). Nous sommes donc partis dans un énorme bus, et honnêtement les repas n’étaient pas terribles. Après cela n’empêche pas de faire l’excursion comme tout le monde, le service est juste un peu moins sympa quoi.

Pour en revenir à la montagne arc-en-ciel, une fois sur place, il faut compter entre 1h et 1h30 de marche pour l’atteindre. Attention, à 5000 mètres d’altitude ce n’est pas évident ! Il est possible de monter à cheval si vous le souhaitez, personnellement, j’avais un peu de peine pour ces pauvres bêtes.

Ce qui m’a frappée en faisant cette sortie c’est d’abord la beauté de la vallée. En effet, tout le monde ne parle QUE de LA montagne… Mais cette vallée, quelle beauté franchement !

La deuxième chose qui m’a frappée c’est à quel point les gens peuvent trafiquer leurs photos… Et oui ! Désolée mais la montagne arc-en-ciel n’est ni rouge, ni bleu, ni jaune « pétant ». Ce sont des couleurs plutôt pastel, franchement magnifiques, mais jamais aussi saturées que l’on veut bien vous le montrer sur les photos.

4. Faire une excursion à la lagune Humantay

Ce tour fonctionne exactement sur le même principe que la montagne arc-en-ciel. Transports aller/retour + petit-déjeuner et déjeuner inclus.

Nous avons payé 60 soles/personne (+10 soles/personne de droit d’entrée) et eu le même service que pour notre première excursion, à la différence que les repas étaient quand même meilleurs.

Pour atteindre la lagune il faut compter une heure, une heure et quart de marche : attention, ça monte du début à la fin ! De plus, avec l’altitude, on monte… lentement. Là aussi il est possible de monter à cheval.

Ce qui m’a frappée lors de cette sortie c’est à quel point le soleil influe sur la couleur de l’eau de la lagune. Lorsque nous sommes montés il était limite marron… On était un peu déçus je dois dire. Puis finalement, dès que le soleil a percé les nuages, la lagune est devenue bleu turquoise : magnifique !

5. Passer une nuit dans une cabine suspendue à la vallée sacrée

Alors là… Franchement ! Une des meilleures et des plus folles expériences que j’ai pu faire dans ma vie. Vraiment pas les mots pour décrire cette dinguerie.

Après 1h15 de via ferrata sur une paroi bien raide, nous découvrons la petite cabine panoramique que nous avons réservée pour la nuit : c’est la folie ! Sont également inclus un dîner gourmet et un petit déjeuner bien copieux. Cette expérience de fou fut un régale dans tous les sens du terme !

Pour connaître tous les détails de cette aventure, j’ai créé un article dédié ici

6. L’incontournable Machu Picchu

Bien évidemment ! Parce que visiter le Pérou sans visiter le Machu Picchu ça n’est juste pas concevable. Sachez qu’il existe de nombreuses façons de visiter le Machu Picchu, à vous de voir celle qui vous convient le mieux !

Le meilleur conseil que je puisse vous donner, quel que soit votre choix c’est de réserver vos tickets pour l’ouverture à 6h du matin. Pourquoi ? Parce que voir le soleil se lever sur le Machu Picchu c’est clairement mystique et c’est quelque chose que vous n’oublierez jamais (c’est promis).

Pour notre part, pour partir visiter le Machu Picchu nous avons pris quatre jours. Cela peut paraître un peu long mais nous avions le temps, et surtout pas envie de nous dépêcher pour en profiter au maximum.

Notre parcours :

  • Jour 1 : Cuzco – Santa Teresa (via une agence, 6h de voiture)
    • Santa Teresa n’est pas une chouette ville. Ce qui est chouette en revanche ce sont les termes de Colcamayo en contrebas dont on a eu envie de profiter avant de partir pour le Machu Picchu.
  • Jour 2 : Santa Teresa – Hydroelectrica (en taxi) / Hydroelectrica – Aguas Calientes (à pieds +/- 2h30)
  • Jour 3 : Machu Picchu de 6h à 12h, marché d’Aguas Calientes pour les souvenirs l’après-midi
  • Jour 4 : Aguas Calientes – Hydroelectrica (à pieds) / Hydroelectrica – Cuzco (via une agence, 7h de voiture)

Bon à savoir : l’aller-retour depuis Cuzco nous a coûté 105 soles pour deux. N’hésitez pas à négocier les prix.

7. Visiter les salines de Maras

Il s’agit d’une autre visite incontournable de la vallée sacrée ! Les fameuses salines de Maras sont des centaines de bassins de sels accrochés à même la montagne. C’est assez impressionnant et plutôt vertigineux je dois dire.

Le droit d’entrée est de 10 soles/personne – vous trouverez de nombreux tours pour vous y rendre.

Les bassins se transmettent de génération en génération aux familles de paysans du village voisin qui se sont organisées en coopérative. On peut les observer travailler et récupérer le sel des bassins.

8. Visiter le site archéologique de Moray

Généralement, les visites de Maras et de Moray sont combinées. Moray est un ancien laboratoire agricole Inca à ciel ouvert. Le site est construit sur plusieurs niveaux qui visent à recréer différents microclimats afin de permettre de varier les cultures.

9. Faire un tour de quad pour explorer les lagunes de Piuray et Huaypo

Après avoir pas mal marché on avait envie de reposer un peu les jambes ! On a donc opté pour un tour de quad qui comprend les salines de Maras ainsi que les lagunes de Piuray et de Huayo. Nous étions chanceux car il n’y a qu’un seul couple avec nous + le guide.

On embarque pour deux heures de quad et de très jolis paysages ! J’ai notamment eu un petit coup de cœur pour la lagune de Piuray et son effet miroir à tomber par terre.

Le prix de l’excursion était de 70 soles/personne, négociée 60 soles/personne.

10. Venir au moins de juin pour assister à la célébration d’Inti Raymi

Mon conseil ultime ! Pour être tout à fait honnête, on a appris deux jours avant de débarquer à Cuzco que l’on allait arriver en pleine célébration Inca, et franchement, quel bonheur !

Inti Raymi signifie littéralement la « fête du soleil ». C’est LA célébration Inca la plus importante dans la région de Cuzco. Elle célèbre le solstice d’hiver (le jour où le soleil est le plus éloigné) et donc le renouveau du cycle du soleil.

Il y a une cérémonie officielle – avec des billets assez chers, surtout quand on débarque au dernier moment – mais même sans cela nous avons pu assister aux défilés et festivités de rues et franchement, c’est un souvenir inoubliable.

Les costumes, les bijoux, les coiffures, des hommes comme des femmes sont juste magnifiques. C’était un moment juste magique et un vrai bonheur de pouvoir assister à cette fête.


La région de Cuzco regorge de trésor archéologiques, culturels et naturels. Nous y avons passé deux semaines sans avoir le temps de nous ennuyer.

Si vous connaissez d’autres incontournables de Cuzco, n’hésitez pas à les partager en commentaire !

Pérou incontournable : Survoler les lignes de Nazca

Lorsque l’on pense au Pérou on pense surtout Machu Picchu et lignes de Nazca. C’était donc évident pour nous d’y faire un stop afin de survoler les fameux glyphes !

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Où dormir à Nazca ?

En dehors de la visite des lignes, la ville de Nazca et ses alentours ne présentent pas grand intérêt. Néanmoins, si vous souhaitez y passer une ou deux nuits, je vous conseille le Nasca Travel One Hostel. Nous avons payé 41€ pour 3 nuits, dans une grande chambre avec salle de bain privée, et petit-déjeuner (très bon par ailleurs). Il faut compter 10 minutes à pied pour se rendre au centre-ville.

Survoler les lignes de Nazca

Puisque survoler les lignes est l’activité phare de la ville, vous verrez que toutes les agences proposent des vols. Les prix peuvent varier légèrement selon les compagnies, n’hésitez pas à en visiter plusieurs afin de pouvoir comparer.

Sachez néanmoins que les deux agences les plus connues – et les plus sûres – pour opérer ces tours sont Aeroparacas et Aeronasca.

Nous avons choisi de passer par la compagnie Aeroparacas simplement parce que l’on pouvait réserver facilement le jour et le créneau horaire que l’on souhaitait par internet. J’ai ouïe dire que l’on aurait payé un peu moins cher en passant directement par l’agence, mais je ne suis pas sûre de cette info.

Il faut compter 70€/personne pour un survol de 30 minutes au-dessus des lignes de Nazca. À cela, s’ajoute les 12$ de taxe d’aéroport à payer sur place (ou en amont si vous passez par le site internet). Le transport aller/retour depuis votre hôtel est bien entendu inclus dans le prix.

Les avions semblent super récents, je suis agréablement surprise. Il n’y a que 8 places à l’intérieur (pilotes inclus) et chaque passager dispose d’une fenêtre panoramique : c’est top !

Après avoir reçu les consignes de sécurité, c’est l’heure de décoller ! Chacun sa petite carte à la main pour suivre le sens de la visite et l’ordre d’apparition des glyphes à observer. C’est plutôt sympa, et ça donne un petit côté « Indiana Jones à la recherche des glyphes de Nasca ».

Nous sommes tous équipés d’un casque pour entendre les explications du guide. Ce qui est top également c’est que quelle que soit votre place dans l’avion (droite ou gauche), le pilote fait en sorte que chacun puisse voir l’intégralité des glyphes (attention, ça penche!).

Et c’est parti, on démarre avec la baleine ! J’avoue avoir eu beaucoup de mal à la voir, car je m’attendais à ce que les glyphes soient immenses… et ce n’est pas le cas !

Les glyphes s’enchaînent et le survol est super chouette ! Je dois avouer que la plupart des glyphes sont moins grands que ce que j’imaginais. Je suis du coup moins impressionnée je l’avoue, que ce à quoi je m’attendais.

La déception quand même, c’est cette autoroute qui coupe un glyphe en deux… Un peu incompréhensible pour un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Malgré cela on se prend très vite au jeu, et on apprécie le vol et les paysages depuis notre petit coucou.

De retour sur la terre ferme, chacun reçoit un diplôme de survol des lignes, je trouve l’initiative plutôt sympa. On en profite également pour faire tamponner nos passeports avec le joli tampon qui représente les lignes de Nazca.


Nous avons passé un très bon moment et la compagnie a été très pro. Le seul bémol pour ma part, c’est cette autoroute et peut-être l’idée des lignes que je me faisais. Je les imaginais effectivement bien plus grandes et donc j’ai été assez surprise pendant le vol, même si j’ai beaucoup apprécié.

Faire une sortie buggy dans le désert

On entend beaucoup qu’à Nazca il n’y a QUE les lignes à voir. J’avais envie de donner sa chance à cette ville en poussant un peu et en faisant une autre sortie.

Nous avons opté pour une sortie buggy dans le désert avec plusieurs arrêts sur des sites archéologiques. Nous avons payé 50 soles/personnes pour cette sortie de 5h.

Les premiers sites archéologiques présentent en réalité peu d’intérêts – des morceaux d’un ancien aqueduc et un ancien cimetière profané (quelques os répartis dans le sable).

Le troisième arrêt en revanche, vaut le détour. Il s’agit du site de Cahuachi, a priori un ancien centre cérémoniel important de la civilisation Nazca. On regrette néanmoins l’absence d’un « vrai » guide qui puisse nous en apprendre plus.

Une fois le côté « culturel » de la visite terminé, on se dirige vers les dunes pour faire le plein de sensations fortes. J’avoue que j’étais assez perplexe au départ car c’était plus un désert de « poussière » qu’un désert de sable. Après une bonne demi-heure de buggy on atteint effectivement les dunes néanmoins elles sont… immenses (pas très rassurant tout ça).

Il faudra plusieurs reprises à notre chauffeur pour atteindre le haut des dunes mais une fois qu’on y est… C’est le kiff ! On dévale de grandes dunes à pleine vitesse, c’est aussi flippant que stylé, je ne sais pas si je hurle de peur ou d’excitation.

En haut des dunes on fait un arrêt sandboard et on dévale les dunes à plat ventre : on s’éclate comme des gosses !

Le clou du spectacle, c’est quand on repart pour Nazca et que le soleil se couche en nous offrant des nuances de rose juste incroyables. Un régal pour les yeux.


Concernant cette sortie, je vous la recommande si vous n’êtes PAS passé par Huacachina. Sinon cela peut paraître un peu redondant. En revanche si vous avez le temps et l’envie, ça reste une sortie sympa !


Après 3 jours à Nazca, nous prenons le bus de nuit en direction de la célèbre ville de Cuzco.

L’oasis de Huacachina : entre buggy dans les dunes, sandboard et fiesta !

Après deux jours au top à Paracas, nous partons vers la deuxième étape de notre trip au Pérou : l’oasis de Huacachina.

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Où dormir/faire la fête à Huacachina ?

Alors vous remarquerez le caractère paradoxal de ce titre puisque je parle à la fois de dormir ET à la fois de faire la fête. Pourquoi ? Parce que nous avons séjourné au Wild Rover ! Le Wild Rover c’est quoi ? C’est un hostel dont le concept est de faire la fiesta non-stop ! En effet, il y a des activités organisées à toutes heures du jour et de la nuit. Très pratique pour se faire des compagnons de voyage (ou de beuverie).

Nous y sommes restés trois jours et c’était assez chouette. Il faut savoir qu’à Huacachina, en dehors des tours il n’y a pas grand chose à faire, c’était donc l’hôtel parfait pour avoir de l’animation.

Il faut compter 30€/nuit pour une chambre double avec salle de bain privée. C’est un peu cher par rapport à la moyenne péruvienne, mais on avait pas mal d’espace et un hôtel avec piscine donc… on s’est fait plaisir !

Le piège avec le Wild Rover c’est que c’est un système à bracelet où l’on paye tout à la fin. Toutes vos consos (boissons/repas) sont mises sur le compte de votre chambre et on passe à la caisse en partant (attention à la note).

Globalement c’était top puisque l’on a rencontré des gens hyper sympas du monde entier. Les soirées sont cools, les repas sont vraiment pas mal – comparés aux restos alentours – et on a même plutôt bien dormi (malgré la musique).

En bref, le Wild Rover c’est un peu une « activité » en soit ! Une bonne ambiance générale, mais il faut vraiment être fêtard pour apprécier sinon vous risquez d’être plus ennuyés par la musique qu’autre chose.

Si cela vous intéresse, sachez qu’il y a plusieurs Wild Rover sur le même concept au Pérou (Cusco, Arequipa, …). Sachez également qu’il est possible de venir aux soirées même si vous ne séjournez pas à l’hôtel.

Où manger à Huacachina ?

Honnêtement, nous n’avons pas été bluffé par les restos autour de l’oasis. Néanmoins, j’ai quand même une bonne adresse à vous partager : le Wild Olive Trattoria.

Je vous conseille de tester les pizzas qui sont vraiment bonnes ! En revanche, préférez le service du midi car le soir le resto est souvent pris d’assaut.

Faire du buggy dans les dunes

C’est THE activité phare à Huacachina ! Pour être tout à fait honnête je rechignais un peu au début à l’idée d’être entassée avec 10 personnes dans un buggy. Puis finalement, on s’est fait des potes à l’hôtel avec qui nous sommes allés faire cette activité et franchement : c’était GÉNIAL !

La sortie se négocie à 35 soles/personne (environ 10€) pour deux heures de buggy dans les dunes. Je vous conseille absolument de prendre le dernier tour de la journée à 16h. Pourquoi ? Parce que vous aurez la chance de voir le sublime coucher de soleil dans les dunes et franchement, c’est magique.

Bon à savoir : il y a une taxe d’entrée au désert – de mémoire il me semble que c’était de l’ordre de 3 ou 4 soles/personne.

Une fois le contrôle des tickets passé, c’est parti pour deux heures de sensations fortes dans les dunes !

Le paysage est magnifique, en quelques minutes on ne voit même plus l’oasis et on a le sentiment de se trouver en plein désert. C’est un sentiment super appréciable puisque l’on a l’impression qu’il n’y a que nous et les dunes à perte de vue.

On monte, on descend, toujours plus vite, et toujours plus fort ! Nous sommes installés tout devant alors le kiff est TOTAL.

On fait un stop à peu près au milieu du tour pour sortir les planches et s’essayer au sandboard en plein désert.

Tester le sandboard

Pour faire du sandboard à Huacachina il y a deux options. La première, c’est, comme je l’indique plus haut, de faire un tour de buggy dans les dunes. En effet, chaque buggy dispose de planches en vue du fameux « arrêt sandboard » compris dans le tour. C’est donc le moyen le plus économique de vous essayer à cette discipline. En revanche, il ne faut pas vous attendre à des planches de snowboard… Ce sont de veilles planches en bois qui glissent très mal et sur lesquelles il est très difficile de tenir debout. On vous conseillera d’ailleurs de glisser à plat ventre ou sur les fesses. Un peu frustrant pour moi qui adore le snowboard et qui espérait faire la même chose dans les dunes.

La deuxième solution consiste à louer directement à Huacachina de vraies planches de snowboard et de vous lancer dans les dunes avec du vrai matériel.

Personnellement, lorsque j’ai vu les gamelles que prenaient les gens, avec ou sans matériel pro, j’ai clairement passé mon tour. J’ai pourtant plus de 10 ans de snowboard derrière moi.

Les sandboarders professionnels ont un revêtement spécial sous leurs planches. C’est ce qui leur permet de glisser sur le sable. Ici on va vous badigeonner votre planche de cire pour la faire glisser mais ça reste très/trop approximatif à mon goût.

C’était malgré tout assez marrant de glisser sur les fesses ou à plat ventre, même si remonter les dunes avec la planche sous le bras l’était un peu moins !

Voir un coucher de soleil depuis les dunes

L’accès aux dunes est gratuit, profitez-en pour monter en haut et avoir un super panorama sur l’oasis et la ville d’Ica. Le petit plus, c’est de monter en fin de journée pour profiter du coucher de soleil. Spectacle garanti !

Faire (ou pas) du quad dans la réserve

En dehors du buggy il est également possible de faire du quad à Huacachina. Ne vous faites pas avoir ! On va vous proposer toutes sortes de prix, n’acceptez rien au-dessus de 30 soles/personne. Pourquoi ? Car ce n’est pas un tour ! On vous file un quad, on vous emmène dans un petit coin de dunes éloignées et là, vous vous défoulez pendant 2h.

Franchement, j’ai trouvé ça un peu nul… Et je vous déconseille la sortie, à moins d’être un fana de quad, car cette sortie n’a pas grand intérêt.


Nous avons passé 3 chouettes jours à Huacachina, entre fêtes, sports mécaniques et sensations fortes.

Nous avons fait de belles rencontres, ce qui a clairement contribué à embellir notre séjour.

Le désert et les dunes sont absolument magnifiques, en dehors de ça, il est vrai que je n’ai pas été séduite plus que ça par le côté « artificiel » de l’oasis en elle-même.

En route donc pour notre prochaine étape : Nazca.

Visiter Paracas, sa réserve nationale et les îles Ballestas

Après un mois de folie en Equateur, il est temps de partir pour notre 5ème étape : Le Pérou.

Après un bref passage à Lima, nous partons à la découverte de Paracas.

Nous avons passé trois nuits et deux jours à Paracas. Si besoin, sachez que ce même programme peut se faire sur une seule journée.

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Où dormir à Paracas ?

Il y a de nombreux hôtels à Paracas, vous y trouverez facilement votre bonheur. De notre côté, nous avons séjourné à l’Hospedaje Mary qui était très bien. Nous avons payé 50€ les trois nuits pour une chambre double avec salle de bain privée, et petit déjeuner (très simple).

Visiter la réserve nationale de Paracas

Il existe différentes manières de la visiter. Vous pouvez prendre un tour en vous rendant en centre-ville et en négociant avec une agence. Personnellement je trouve ça un peu dommage car les tours se font en bus et donc avec plein d’autres touristes à des stops prédéfinis par l’agence.

La seconde possibilité est de parcourir la réserve à vélo. Pour ce faire, vous trouverez de nombreux loueurs dans le centre-ville. Cette option offre une grande liberté par contre il faut être en forme (et équipé contre les rafales de vent).

De notre côté, nous avons opté pour une visite en quad en prenant un tour d’un peu plus de deux heures. Nous avons payé 50 soles (environ 13€) par personne pour un quad chacun.

Bon à savoir : sachez que quoi qu’il arrive, vous devrez également vous acquitter de la taxe d’entrée à la réserve qui est de 11 soles. Même en prenant un tour cette dernière est très rarement incluse dans le prix.

La visite était top car nous étions seuls avec notre guide et les incroyables étendues désertiques de la réserve à perte de vue !

Personnellement je n’avais jamais vu ce type de paysage, c’était juste grandiose. Le clou du spectacle c’est quand on s’approche de l’océan et qu’on voit le bleu de l’eau se mêler au jaune/doré du désert : sensationnel !

Nous avons fait plusieurs stops dans des spots connus de la réserve pour pouvoir prendre des photos et pour profiter du paysage, comme ici à la célèbre « Playa Roja » (la plage rouge).

Quel que soit la formule que vous choisirez pour visiter cette réserve je suis sûre que vous ne serez pas déçus car elle vaut vraiment le détour.

Faire un tour sur les îles Ballestas

C’est THE activité phare de Paracas avec la réserve. D’ailleurs les îles appartiennent elles-mêmes à la réserve.

Les îles Ballestas sont surnommées les « Galapagos du pauvre » – car on y trouve le même type d’espèces animales : lions de mer, boobies, pingouins – bien que ces espèces soient en réalité bien différentes.

En vous rendant dans le centre-ville vous pourrez réserver ce tour depuis n’importe quelle agence. Il y a deux départs par jour, à 8h ou à 10h du matin. Concernant le prix, le tour coûte 35 soles (ne payez surtout pas plus) et dure entre 2h et 2h30.

Bon à savoir : ce que l’on omet de vous dire, c’est que dans les 35 soles l’accès à la réserve n’est pas inclus. Il vous faudra donc vous acquitter de 11 soles/personne supplémentaire une fois au port.

Il faut compter environ 30 minutes de bateau avant d’atteindre les îles, et une fois que nous y sommes, on confirme : rien à voir avec les Galapagos ! En revanche, on peut observer de nombreux lions de mer, pingouins, et autres oiseaux.

Quant aux oiseaux… il y en a… BEAUCOUP ! D’après les estimations de notre guide environ 100 000 sur les photos ci-dessous : hyper impressionnant (et un peu flippant). Je n’avais jamais vu autant d’oiseaux ! J’ai l’impression de tourner dans le remake de « Les Oiseaux » d’Alfred Hitchcock (et ça fait un peu froid dans le dos).

Notre guide était top et nous a appris plein d’anecdotes sur les différentes espèces, c’était vraiment chouette.

Un conseil cependant, si vous voulez faire ce tour, n’oubliez pas de prendre un k-way, une casquette ou quoi que ce soit qui puisse couvrir votre tête (et vous éviter la fiente d’oiseaux dans les cheveux…).

Après deux chouettes jours à Paracas nous partons pour notre prochaine étape, l’oasis de Huacachina.